SNPPS

1910

Ouverture du 1er laboratoire de PTS

Même si le 1er laboratoire de Police est ouvert à Lyon en 1910, c’est seulement en 1943 que les laboratoires de Police Technique de Lyon, Toulouse, Lille et Marseille sont étatisés. Ils deviennent les laboratoires de Police inter-régionaux. Leur développement ne débute réellement qu’avec la création en 1985 de la Sous-direction de la Police Technique et Scientifique.
1985

Une Sous-direction de la PTS

Jusqu'en 1985, la Police Technique et Scientifique demeure une activité en sommeil, qui n'a que très peu évolué depuis Alfred Bertillon et Edmond Locard. Les actes d'identité judiciaire se limitaient à la signalisation des individus (photo et relevé d’empreintes), et l'archivage de toutes les informations étaient recueillies sur papier.

Les années 1989 et 1990 voient arriver l'arrivée de l'analyse génétique.
1991

Création du SNPPS

Le Syndicat national des Personnels de Police Scientifique (SNPPS) est une organisation syndicale indépendante, laïque et apolitique.

Il a été créé en 1991, comme le fruit de la volonté commune des trois catégories de personnels scientifiques (Ingénieurs, Techniciens, et Aides Techniques de laboratoire devenus depuis Agents Spécialisés de Police Technique et Scientifique) de prendre en charge eux même leur avenir professionnel.

1992

LE SNPPS : UN SYNDICAT MAJORITAIRE DEPUIS SA CRÉATION

Le premier objectif du SNPPS et son premier succès a été d'obtenir la titularisation des personnels scientifiques qui étaient tous contractuels à l'époque. Un premier statut regroupant les trois catégories de personnels scientifiques de la police nationale a été créé en 1992.

Dès les premières élections professionnelles, le SNPPS s'est imposé comme le syndicat représentatif des personnels de police scientifique et cela est toujours le cas aujourd'hui.

1997

L'ARRIVÉE DES PERSONNELS SCIENTIFIQUES DE TERRAIN

En 1997, les premiers personnels de Police Scientifique viennent suppléer les personnels actifs dans les services d’identité judiciaire qui prêtent alors un peu à sourire, ou aussi, peut être à tort ont assez mauvaise réputation. Ce sont dès lors, les premières affectations des personnels spécialisés de Police Scientifique de terrain.

Quelques affaires marquantes et très médiatisées laissent apparaître comme une évidence, la nécessité de mieux exploiter les traces et indices et tous les éléments objectifs de preuve. L’affaire du « petit Grégory », ou l’affaire des « disparus de Mourmelon », par exemple, démontrent qu’il ne faut rien négliger dans une enquête judiciaire et ne pas compter sur le seul aveu d'un présumé coupable ...

Sous l'impulsion de Pierre Joxe, alors ministre de l'intérieur, et de Jacques Genthial, premier Sous- directeur de la Police Technique et Scientifique, la Police Technique et Scientifique se réveille.

2014

De nos jours

Depuis, bien des choses ont changé : plus rien n'échappe à la Police Scientifique. Les séries télévisées américaines et françaises, plus ou moins réussies d'ailleurs, sont aussi passées par là. Ces dernières années, la lutte contre la petite et moyenne délinquance de masse a vu le développement exponentiel de la PTS sur le terrain et par voie de conséquence dans les laboratoires.

Aujourd’hui, il n’y a pas ni petites, ni grosses affaires, les policiers scientifiques interviennent sur toutes les infractions, sur toutes les affaires.

Pour preuve, en matière de délinquance de masse, l’exemple de l’investissement de la PTS est probant. Avec 289 644 déplacements sur des scènes d’infraction délictuelle, par exemple pour les 8 premiers mois de 2013, soit environ 1 transport PTS par minute en France, l’investigation est devenue un maillon indispensable dans la protection des biens et des personnes.

En matière criminelle, 100% des procédures judiciaires entraînent le recours à des équipes d'identité judiciaire.

En matière de terrorisme et de sûreté de l'Etat, ce recours, ex-ante à une intervention d'identité judiciaire, est l'exigence.

La Police Technique et Scientifique est devenue in-con-tour-na-ble.

Pour autant, le SNPPS déplore le décalage entre les statuts des personnels de la filière scientifique et la réalité de leurs missions.

La revendication première du SNPPS est aujourd'hui la reconnaissance de ses personnels, la reconnaissance de leurs missions et de leurs métiers, qui devront obligatoirement passer par de nouveaux statuts.